<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns="http://purl.org/rss/1.0/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel rdf:about="http://blog.fortitou.gayattitude.com/"><link>http://blog.fortitou.gayattitude.com/</link><title>fortitou</title><description>fortitou</description><language>fr</language><webMaster>webmaster@gayattitude.com</webMaster><lastBuildDate>Thu, 21 Aug 2008 19:32:55 +0200</lastBuildDate><pubDate>Thu, 21 Aug 2008 19:32:55 +0200</pubDate><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><items><rdf:Seq><rdf:li rdf:resource="http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080821185911/cxix-montreal-musee-des-beaux-arts-hommage-a-yves-saint-laurent/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080821183937/cxviii-montreal-le-jeu-des-trois-erreurs/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080821082707/cxvii-montreal-le-biodome/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080802002738/cxvi-ca-ou-autre-chose-hein/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080716124636/cxv-chartres-la-belle-chartres-la-forte/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080711211808/cxiv-no-comment/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080710095648/cxiii-walid/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080625014241/cxii-le-temps-d-un-villiger/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080614232908/cxi-cafe-koosje/" /></rdf:Seq></items></channel><item rdf:about="http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080821185911/cxix-montreal-musee-des-beaux-arts-hommage-a-yves-saint-laurent/"><title>CXIX - Montréal - Musée des Beaux-Arts - Hommage à Yves Saint-Laurent</title><description>         
       

           
         

           
            

           
           

          
           

           
         

           
          
Photos volées...
         </description><content:encoded><![CDATA[         <br />
       <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080821-105275733348ad9d9aa120f.jpg" width="333" height="500" border="1" alt="" title="" /></div><br />
           <br />
         <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080821-10089410548ad9de7a34d2.jpg" width="450" height="300" border="1" alt="" title="" /></div><br />
           <br />
            <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080821-195119138248ad9e4c95731.jpg" width="333" height="500" border="1" alt="" title="" /></div><br />
           <br />
           <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080821-70863895548ad9e695091e.jpg" width="333" height="500" border="1" alt="" title="" /></div><br />
          <br />
           <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080821-192220184148ad9e852c890.jpg" width="450" height="300" border="1" alt="" title="" /></div><br />
           <br />
         <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080821-198023794848ad9e982c8c7.jpg" width="333" height="500" border="1" alt="" title="" /></div><br />
           <br />
          <br />
Photos volées...<br />
         ]]></content:encoded><link>http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080821185911/cxix-montreal-musee-des-beaux-arts-hommage-a-yves-saint-laurent/</link><dc:creator>fortitou</dc:creator><dc:date>2008-08-21T18:59:11+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080821183937/cxviii-montreal-le-jeu-des-trois-erreurs/"><title>CXVIII - Montréal : le jeu des trois erreurs</title><description>         
            

         

         
          
Bon courage…
</description><content:encoded><![CDATA[         <br />
            <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080821-206837723748ad99d027d32.jpg" width="450" height="300" border="1" alt="" title="" /></div><br />
         <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080821-79862309948ad9a15c16ad.jpg" width="450" height="300" border="1" alt="" title="" /></div><br />
         <br />
          <br />
Bon courage…<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080821183937/cxviii-montreal-le-jeu-des-trois-erreurs/</link><dc:creator>fortitou</dc:creator><dc:date>2008-08-21T18:39:37+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080821082707/cxvii-montreal-le-biodome/"><title>CXVII - Montréal - Le Biodôme</title><description>          

             
Le Machin du Klondike
       
Non seulement je reste des heures à me pavaner devant les photographes, mais en plus je passe mon temps à regarder en arrière. Des amis plaisantins m'ont surnommé « Le temps perdu ». Blanc et noir, avec juste un machin gris sur la tête, je prends cette pose un peu stupide - et dure à mon cou. On dit que ma queue en éventail a servi de modèle à la coiffe des demoiselles de Saint-Cyr. Vous croyez ça, vous ?
       
           

       
Le Guillemot du Saint-Laurent
        
Quand l'envie m'en prend - ou quand la faim me tenaille - je plonge dans les eaux froides, suivi par un chapelet de bulles argentées. Quelques coups de patte et j'évite le castor, je passe la loutre, je sors, je m'ébroue. Les gouttes qui roulent sur mes plumes sont autant de perles fines. Finalement, je n'ai jamais su choisir entre l'air et l'eau, j'apporte un peu de l'un dans l'autre et inversement. Je me sens bien partout...
        
           

       
Le Lynx du Manitoba
         
Oeil perçant, oreille pointue et sourcil dubitatif, voici le Lynx. Souple et efficace, il chasse les petits rongeurs, les étripe d'un coup de griffé acérée et les dévore. Ce n'est pas qu'il aime ça, mais il ne faut pas se laisser abattre dans ce pays où la neige dure six mois.
La femelle du Lynx s'appelle la Rechte (allez savoir pourquoi). Rien ne la distingue du Lynx, à part les accessoires ordinaires. Quand elle a fini de dévorer, elle préfère recoudre les pauvres petites bestioles, les regonfle d'un souffle à travers le museau et les rebalance dans la nature d'un coup de patte arrière bien ajusté. Ca la distrait, paraît-il.
        
           

          
L'avocette mordorée du Yukon à aigrette
       
Evidemment, j'ai un peu de mal à rester discrète dans les feuillages... Mais bon, je mange peu, je ne bois que du bout du bec, je reste modeste en toute chose et rougis à la première occasion. D'aucuns ont su apprécier la discrétion, la retenue dirais-je, qui gouverne ma vie. Audubon, qui s'y connaissait en oiseaux des Amériques, m'avait gentiment surnommée la « Yukulélette ». Lovely, isn't it ? 
               
           

     
Le Pélican rose de Gaspésie
       
Je reste tout mon temps sur ma branche, à lisser mon plumage duveteux et à traquer les moindres parasites. L'honnêteté m'oblige à dire que je n'ai pas grand-chose à foutre dans ce biodôme où je suis nourri, chauffé (c'est peu de le dire) et rosi aux frais de la princesse. Mais bon, ce n'est pas une raison pour se laisser aller. Ma cousine la panthère (celle de New York) m'a convaincu qu'à Montréal, un pélican rose de Gaspésie ne peut pas se permettre d'être médiocre !
     </description><content:encoded><![CDATA[          <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080821-82234744848ad0206a6dfc.jpg" width="333" height="500" border="1" alt="" title="" /></div><br />
             <br />
Le Machin du Klondike<br />
       <br />
Non seulement je reste des heures à me pavaner devant les photographes, mais en plus je passe mon temps à regarder en arrière. Des amis plaisantins m’ont surnommé « Le temps perdu ». Blanc et noir, avec juste un machin gris sur la tête, je prends cette pose un peu stupide - et dure à mon cou. On dit que ma queue en éventail a servi de modèle à la coiffe des demoiselles de Saint-Cyr. Vous croyez ça, vous ?<br />
       <br />
           <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080821-134506403448ad0246be6f4.jpg" width="450" height="300" border="1" alt="" title="" /></div><br />
       <br />
Le Guillemot du Saint-Laurent<br />
        <br />
Quand l’envie m’en prend - ou quand la faim me tenaille - je plonge dans les eaux froides, suivi par un chapelet de bulles argentées. Quelques coups de patte et j’évite le castor, je passe la loutre, je sors, je m’ébroue. Les gouttes qui roulent sur mes plumes sont autant de perles fines. Finalement, je n’ai jamais su choisir entre l’air et l’eau, j’apporte un peu de l’un dans l’autre et inversement. Je me sens bien partout...<br />
        <br />
           <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080821-177464419948ad04c6f1933.jpg" width="450" height="300" border="1" alt="" title="" /></div><br />
       <br />
Le Lynx du Manitoba<br />
         <br />
Oeil perçant, oreille pointue et sourcil dubitatif, voici le Lynx. Souple et efficace, il chasse les petits rongeurs, les étripe d’un coup de griffé acérée et les dévore. Ce n’est pas qu’il aime ça, mais il ne faut pas se laisser abattre dans ce pays où la neige dure six mois.<br />
La femelle du Lynx s’appelle la Rechte (allez savoir pourquoi). Rien ne la distingue du Lynx, à part les accessoires ordinaires. Quand elle a fini de dévorer, elle préfère recoudre les pauvres petites bestioles, les regonfle d’un souffle à travers le museau et les rebalance dans la nature d’un coup de patte arrière bien ajusté. Ca la distrait, paraît-il.<br />
        <br />
           <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080821-133524653148ad06b52dcaa.jpg" width="333" height="500" border="1" alt="" title="" /></div><br />
          <br />
L’avocette mordorée du Yukon à aigrette<br />
       <br />
Evidemment, j’ai un peu de mal à rester discrète dans les feuillages... Mais bon, je mange peu, je ne bois que du bout du bec, je reste modeste en toute chose et rougis à la première occasion. D’aucuns ont su apprécier la discrétion, la retenue dirais-je, qui gouverne ma vie. Audubon, qui s’y connaissait en oiseaux des Amériques, m’avait gentiment surnommée la « Yukulélette ». Lovely, isn’t it ? <br />
               <br />
           <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080821-132461124248ad083c3d0a3.jpg" width="333" height="500" border="1" alt="" title="" /></div><br />
     <br />
Le Pélican rose de Gaspésie<br />
       <br />
Je reste tout mon temps sur ma branche, à lisser mon plumage duveteux et à traquer les moindres parasites. L’honnêteté m’oblige à dire que je n’ai pas grand-chose à foutre dans ce biodôme où je suis nourri, chauffé (c’est peu de le dire) et rosi aux frais de la princesse. Mais bon, ce n’est pas une raison pour se laisser aller. Ma cousine la panthère (celle de New York) m’a convaincu qu’à Montréal, un pélican rose de Gaspésie ne peut pas se permettre d’être médiocre !<br />
     ]]></content:encoded><link>http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080821082707/cxvii-montreal-le-biodome/</link><dc:creator>fortitou</dc:creator><dc:date>2008-08-21T08:27:07+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080802002738/cxvi-ca-ou-autre-chose-hein/"><title>CXVI - Ca ou autre chose, hein...</title><description>        

         
Ca fait quelques jours que je ne me lasse pas d'entendre ça : un triple concerto de Bach, réputé fort difficile.
       Le thème dure 30 secondes... Le contraste des timbres entre flûte, violon et clavecin est permanent. L'écriture est très dynamique pour le clavecin : accords plaqués, batteries de trilles. Tenir ça pendant 8 minutes et demi, ça doit être tartignolle.

Dès 1:13, une écriture du clavecin très dense et travaillée, avec une basse très mobile
En 1:50, une cadence très travaillée mais évitée...
De 2:25 à 2:56, une écriture polyphonique pour le clavecin qui n'a rien à envier aux Partitas du même, encore que l'accompagnement de la flûte et du violon ramènent à un style plus tardif, idem autour de 6:50 ;
En 2:57, rebelote, réexposition et nouveaux développements pour le clavecin, avec des mouvements et des ressurgissements continuels, une cadence évitée en 3:45,
En 3:55 une sublime cadence au clavecin prévisible depuis longtemps, amenée par deux trilles consécutifs, mais subtilisée au vol par la flûte, qui tente de se poser en 4:07, enlevée cette fois par le violon, et qui attend encore jusqu'en 4:16 pour la poser, avec un retour du thème très habile par la basse.
Ca n'arrête pas, c'est du bonheur total. Etc., etc.

Le troisième mouvement n'est pas mal non plus, merci. Un splendide alla breve avec un thème de 42 secondes. Je vous le conseille...
</description><content:encoded><![CDATA[        <br />
<object width="425" height="349"><embed src="http://www.youtube.com/v/GTS5YLZvqZ8&hl=en&fs=1&rel=0&color1=0x2b405b&color2=0x6b8ab6&border=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="425" height="349"></embed></object><br />
         <br />
Ca fait quelques jours que je ne me lasse pas d'entendre ça : un triple concerto de Bach, réputé fort difficile.<br />
       Le thème dure 30 secondes... Le contraste des timbres entre flûte, violon et clavecin est permanent. L'écriture est très dynamique pour le clavecin : accords plaqués, batteries de trilles. Tenir ça pendant 8 minutes et demi, ça doit être tartignolle.<br />
<br />
Dès 1:13, une écriture du clavecin très dense et travaillée, avec une basse très mobile<br />
En 1:50, une cadence très travaillée mais évitée...<br />
De 2:25 à 2:56, une écriture polyphonique pour le clavecin qui n'a rien à envier aux <i>Partitas</i> du même, encore que l'accompagnement de la flûte et du violon ramènent à un style plus tardif, idem autour de 6:50 ;<br />
En 2:57, rebelote, réexposition et nouveaux développements pour le clavecin, avec des mouvements et des ressurgissements continuels, une cadence évitée en 3:45,<br />
En 3:55 une sublime cadence au clavecin prévisible depuis longtemps, amenée par deux trilles consécutifs, mais subtilisée au vol par la flûte, qui tente de se poser en 4:07, enlevée cette fois par le violon, et qui attend encore jusqu'en 4:16 pour la poser, avec un retour du thème très habile par la basse.<br />
Ca n'arrête pas, c'est du bonheur total. Etc., etc.<br />
<br />
Le troisième mouvement n'est pas mal non plus, merci. Un splendide <i>alla breve</i> avec un thème de 42 secondes. Je vous le conseille...<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080802002738/cxvi-ca-ou-autre-chose-hein/</link><dc:creator>fortitou</dc:creator><dc:date>2008-08-02T00:27:38+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080716124636/cxv-chartres-la-belle-chartres-la-forte/"><title>CXV - Chartres la belle, Chartres la forte...</title><description>         

           
         

         
             

          
           

         
         

         </description><content:encoded><![CDATA[         <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080716-308451794487dd0397141b.jpg" width="333" height="500" border="1" alt="" title="" /></div><br />
           <br />
         <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080716-17861212487dd06a5d51a.jpg" width="450" height="300" border="1" alt="" title="" /></div><br />
         <br />
             <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080716-1233271712487dd0f47cf15.jpg" width="333" height="500" border="1" alt="" title="" /></div><br />
          <br />
           <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080716-395731873487dd08b8794e.jpg" width="450" height="300" border="1" alt="" title="" /></div><br />
         <br />
         <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080716-1600987901487dd0ab1bae9.jpg" width="450" height="300" border="1" alt="" title="" /></div><br />
         ]]></content:encoded><link>http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080716124636/cxv-chartres-la-belle-chartres-la-forte/</link><dc:creator>fortitou</dc:creator><dc:date>2008-07-16T12:46:36+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080711211808/cxiv-no-comment/"><title>CXIV - No comment</title><description>          

       
</description><content:encoded><![CDATA[          <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080711-15463656204877b1d13940c.jpg" width="493" height="350" border="1" alt="" title="" /></div><br />
       <br />
]]></content:encoded><link>http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080711211808/cxiv-no-comment/</link><dc:creator>fortitou</dc:creator><dc:date>2008-07-11T21:18:08+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080710095648/cxiii-walid/"><title>CXIII - Walid</title><description>       
Le hasard a voulu qu'il soit placé à ma droite, loin de ses parents qui voyageaient en business. Sept ans, les cheveux noirs et bouclés, les yeux grands derrière des lunettes légères. Il était un peu triste ; il rentrait à Tunis quand ses cousins restaient à Paris. Son père - l'air pas commode - est passé pour le confier à l'hôtesse. « Tu restes là, tranquillement, comme on a dit, hein ? » Il n'a pas moufté.
          
Elle lui a donné une trousse de jouets, il avait déjà une console, un bidule à SMS, une boîte à disque et autres machins mal identifiés, propres à faire passer le temps. Le départ tarde un peu. « On fait une partie ? ».
         
L'hôtesse  passe pour lui dire qu'il y avait de la place à l'avant, que s'il voulait il pouvait venir à côté de ses parents. « Non, non, merci madame, je préfère rester là  ici j'aurai quelqu'un avec qui je peux jouer,». [Long regard avec l'hôtesse].
         
On commence à jouer avec un morpion en caoutchouc, il comprend vite et paf, j'en gagne trois, lui deux. On décolle. Il me donne du « vous » et du « monsieur » ; il a encore le temps de me dire qu'il s'était levé à neuf heures ce matin, qu'il avait pris son petit déjeuner à midi, avant de plonger dans un profond sommeil qui va durer deux heures.
            
Les plateaux repas arrivent, je mets le sien de côté. Je lui pique juste son fromage pour finir mon vin. Son père passe une fois pendant qu'il dort.
« Ah, il n'a pas mangé… Il ne vous dérange pas ?
- Pas du tout ! Je ne sais pas ce qu'il faisait à Paris, mais ça devait être fatigant ! En tout cas, quand il ne dort pas il est sympa comme tout , votre garçon.
– Merci, Monsieur. »
             
Les plateaux repartent, il dort toujours, je mets de côté son brownie just in case. Une demi-heure après, il émerge, je lui dis que je lui ai gardé son gâteau, il me dit « Merci !!! » avec un sourire à déraciner un chêne. Et de croquer deux coins du brownie comme un Petit Lu.
         
« Je suis content, je vais voir le chauffeur. Il va nous ramener à la maison en voiture.
- Tu l'aimes bien, le chauffeur ?
- Oui, il m'amène à l'école tous les matins.
- Qu'est-ce qu'il fait, ton papa ? 
- Heuh… heuh… Homme d'affaires.
- Ah, très bien. Tu habites où ? A Tunis ?
- Non, à Carthage. »
           
Il est passé au « tu », j'ai encore appris que toute sa classe passait en CE2, qu'il avait un peu peur que ce soit plus difficile que cette année, et qu'il avait été le seul à soutenir dans sa classe que l'avion ça polluait moins que le scooter, l'auto et le bateau, et hop, on arrive. L'hôtesse et moi, on était quand même bien contents que son père soit passé le voir une fois durant les deux heures et demi du vol. Hein, quand même.
	
Bon, je dis à l'hôtesse que je le ramène à ses parents. Nous remontons le couloir et il retrouve sa mère au détour de la passerelle (genre Gucci-Dior-bling-bling avec le nombril à l'air). Elle le prend par la main sans même un regard pour celui qui lui ramène son petit Walid.
           
Sic transit gloria mundi.
          </description><content:encoded><![CDATA[       <br />
Le hasard a voulu qu’il soit placé à ma droite, loin de ses parents qui voyageaient en business. Sept ans, les cheveux noirs et bouclés, les yeux grands derrière des lunettes légères. Il était un peu triste ; il rentrait à Tunis quand ses cousins restaient à Paris. Son père - l’air pas commode - est passé pour le confier à l’hôtesse. « Tu restes là, tranquillement, comme on a dit, hein ? » Il n’a pas moufté.<br />
          <br />
Elle lui a donné une trousse de jouets, il avait déjà une console, un bidule à SMS, une boîte à disque et autres machins mal identifiés, propres à faire passer le temps. Le départ tarde un peu. « On fait une partie ? ».<br />
         <br />
L’hôtesse  passe pour lui dire qu’il y avait de la place à l’avant, que s’il voulait il pouvait venir à côté de ses parents. « Non, non, merci madame, je préfère rester là  ici j’aurai quelqu’un avec qui je peux jouer,». [Long regard avec l’hôtesse].<br />
         <br />
On commence à jouer avec un morpion en caoutchouc, il comprend vite et paf, j’en gagne trois, lui deux. On décolle. Il me donne du « vous » et du « monsieur » ; il a encore le temps de me dire qu’il s’était levé à neuf heures ce matin, qu’il avait pris son petit déjeuner à midi, avant de plonger dans un profond sommeil qui va durer deux heures.<br />
            <br />
Les plateaux repas arrivent, je mets le sien de côté. Je lui pique juste son fromage pour finir mon vin. Son père passe une fois pendant qu’il dort.<br />
« Ah, il n’a pas mangé… Il ne vous dérange pas ?<br />
- Pas du tout ! Je ne sais pas ce qu’il faisait à Paris, mais ça devait être fatigant ! En tout cas, quand il ne dort pas il est sympa comme tout , votre garçon.<br />
– Merci, Monsieur. »<br />
             <br />
Les plateaux repartent, il dort toujours, je mets de côté son brownie just in case. Une demi-heure après, il émerge, je lui dis que je lui ai gardé son gâteau, il me dit « Merci !!! » avec un sourire à déraciner un chêne. Et de croquer deux coins du brownie comme un Petit Lu.<br />
         <br />
« Je suis content, je vais voir le chauffeur. Il va nous ramener à la maison en voiture.<br />
- Tu l’aimes bien, le chauffeur ?<br />
- Oui, il m’amène à l’école tous les matins.<br />
- Qu’est-ce qu’il fait, ton papa ? <br />
- Heuh… heuh… Homme d’affaires.<br />
- Ah, très bien. Tu habites où ? A Tunis ?<br />
- Non, à Carthage. »<br />
           <br />
Il est passé au « tu », j’ai encore appris que toute sa classe passait en CE2, qu’il avait un peu peur que ce soit plus difficile que cette année, et qu’il avait été le seul à soutenir dans sa classe que l’avion ça polluait moins que le scooter, l’auto et le bateau, et hop, on arrive. L’hôtesse et moi, on était quand même bien contents que son père soit passé le voir une fois durant les deux heures et demi du vol. Hein, quand même.<br />
	<br />
Bon, je dis à l’hôtesse que je le ramène à ses parents. Nous remontons le couloir et il retrouve sa mère au détour de la passerelle (genre Gucci-Dior-bling-bling avec le nombril à l’air). Elle le prend par la main sans même un regard pour celui qui lui ramène son petit Walid.<br />
           <br />
<i>Sic transit gloria mundi.</i><br />
          ]]></content:encoded><link>http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080710095648/cxiii-walid/</link><dc:creator>fortitou</dc:creator><dc:date>2008-07-10T09:56:48+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080625014241/cxii-le-temps-d-un-villiger/"><title>CXII - Le temps d'un Villiger</title><description>       
Tout d'abord, il y a une forêt de pattes ; j'en ai compté onze. Les plus fortes, les plus musculeuses sont celles de la monture du Chevalier. Celui-ci prend toute la place, avançant vers la gauche ; sa stature est centrale, droite, un peu cambrée. Il avance, sûr de lui dans son armure en queue d'écrevisse, avec sur l'épaule une lance ornée d'une queue de renard. Il avance, certes, le menton volontaire, le regard décidé, mais il va bientôt sortir de l'image. S'il incarne la Force, il a aussi l'immobilité d'une statue équestre et, paradoxalement, ne fait que passer. Son chien le suit, fidèle. Depuis longtemps il sait éviter les sabots.
       
A l'opposé de l'image, il y a une forêt de pointes : une lance, une pique, les racines et le tronc brisé d'un arbre mort, l'unicorne d'un Diable à l'allure sanglière et au regard torve, comme on les aimait à l'époque. Il est juché sur des pattes ongulées, tel un satyre, le bras droit levé dans un geste d'accompagnement ou de malédiction. Dit-il adieu à une Force qu'il n'a pu soumettre ? Autour de lui, tout n'est que coupure et déchirement.
              

       
Reste la Mort, tenant le sablier du Temps qui passe... Peut-être a-t-elle attendu le Chevalier mais elle n'a pas su l'arrêter : il n'a même pas regardé les serpents qui surgissent d'elle, ni la pauvre carne qu'elle monte. Tête basse, hirsute, avec une simple corde pour licol, celle-ci se penche sur un crâne. Elle en a vu d'autres. 
            
La Mort et le Diable regardent le Chevalier. Il n'en a cure, il passe. Sa lance, son glaive et la pique du Diable dessinent un « A » parfaitement symétrique, dont la pointe - encore une - sort de l'image et dans la base duquel dix pattes sont inscrites, tel le « D » du monogramme de l'artiste. Les quatre dernières pattes, celles qui ne rentraient pas dans cette épure, sont superposées tout en bas à droite, de sorte qu'on n'en voit qu'une. Elle déterminent un point qui ponctue l'initiale.
           
C'est çà, précisément, que regarde le lézard - qui l'a échappé belle.
          
Albrecht Dürer. Le Chevalier, la Mort et le Diable, 1513.
          </description><content:encoded><![CDATA[       <br />
Tout d’abord, il y a une forêt de pattes ; j’en ai compté onze. Les plus fortes, les plus musculeuses sont celles de la monture du Chevalier. Celui-ci prend toute la place, avançant vers la gauche ; sa stature est centrale, droite, un peu cambrée. Il avance, sûr de lui dans son armure en queue d’écrevisse, avec sur l’épaule une lance ornée d’une queue de renard. Il avance, certes, le menton volontaire, le regard décidé, mais il va bientôt sortir de l’image. S’il incarne la Force, il a aussi l’immobilité d’une statue équestre et, paradoxalement, ne fait que passer. Son chien le suit, fidèle. Depuis longtemps il sait éviter les sabots.<br />
       <br />
A l'opposé de l'image, il y a une forêt de pointes : une lance, une pique, les racines et le tronc brisé d’un arbre mort, l’unicorne d’un Diable à l’allure sanglière et au regard torve, comme on les aimait à l’époque. Il est juché sur des pattes ongulées, tel un satyre, le bras droit levé dans un geste d’accompagnement ou de malédiction. Dit-il adieu à une Force qu’il n’a pu soumettre ? Autour de lui, tout n’est que coupure et déchirement.<br />
              <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080625-135317157486184c7db704.jpg" width="463" height="600" border="1" alt="" title="" /></div><br />
       <br />
Reste la Mort, tenant le sablier du Temps qui passe... Peut-être a-t-elle attendu le Chevalier mais elle n'a pas su l'arrêter : il n’a même pas regardé les serpents qui surgissent d’elle, ni la pauvre carne qu’elle monte. Tête basse, hirsute, avec une simple corde pour licol, celle-ci se penche sur un crâne. Elle en a vu d’autres. <br />
            <br />
La Mort et le Diable regardent le Chevalier. Il n’en a cure, il passe. Sa lance, son glaive et la pique du Diable dessinent un « A » parfaitement symétrique, dont la pointe - encore une - sort de l’image et dans la base duquel dix pattes sont inscrites, tel le « D » du monogramme de l’artiste. Les quatre dernières pattes, celles qui ne rentraient pas dans cette épure, sont superposées tout en bas à droite, de sorte qu’on n’en voit qu’une. Elle déterminent un point qui ponctue l'initiale.<br />
           <br />
C’est çà, précisément, que regarde le lézard - qui l'a échappé belle.<br />
          <br />
Albrecht Dürer. <i>Le Chevalier, la Mort et le Diable</i>, 1513.<br />
          ]]></content:encoded><link>http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080625014241/cxii-le-temps-d-un-villiger/</link><dc:creator>fortitou</dc:creator><dc:date>2008-06-25T01:42:41+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080614232908/cxi-cafe-koosje/"><title>CXI - Café Koosje</title><description>         

        
        

          
         

         
           

           
            

           
*************
         
La suite de ce blog est sur    http://fortitou.blogspot.com/
         </description><content:encoded><![CDATA[         <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080614-8076540154854374119850.jpg" width="450" height="300" border="1" alt="" title="" /></div><br />
        <br />
        <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080614-13734119074854376792754.jpg" width="333" height="500" border="1" alt="" title="" /></div><br />
          <br />
         <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080614-472114528485437877e3e3.jpg" width="333" height="500" border="1" alt="" title="" /></div><br />
         <br />
           <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080614-575481425485437b71702a.jpg" width="333" height="500" border="1" alt="" title="" /></div><br />
           <br />
            <br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/o/fortitou/20080614-1534750280485437d35052b.jpg" width="450" height="300" border="1" alt="" title="" /></div><br />
           <br />
*************<br />
         <br />
La suite de ce blog est sur    http://fortitou.blogspot.com/<br />
         ]]></content:encoded><link>http://blog.fortitou.gayattitude.com/20080614232908/cxi-cafe-koosje/</link><dc:creator>fortitou</dc:creator><dc:date>2008-06-14T23:29:08+01:00</dc:date></item></rdf:RDF>